Frizet

De la friche industrielle polluée à la zone d’habitat

2 Septembre 2019

Les besoins de logements croissent sans cesse et les surfaces disponible diminuent. Bientôt la Wallonie limitera les nouvelles constructions sur les espaces libres de son territoire. Transformer des friches industrielles en zones d’habitat est donc une voie.

Transformer un site industriel abandonné en un nouveau site dédié au logement

L’actuelle vallée du Frizet à Saint-Marc, au nord de Namur, n’a pas toujours été verdoyante. Elle a été très lourdement industrialisée entre les XVIIème et XXème siècles. Plusieurs industries actives dans les mines, le traitement de minerais et la chimie ont fortement remodelé et contaminé la vallée. Actuellement le site est en friche, avec des bâtiments en ruine et un terrain en cours de colonisation par des plantes invasives.

Le site est idéalement situé le long de la chaussée de Perwez à 5 minutes du centre-ville de Namur. En outre, il est directement connecté au RAVeL Namur-Jodoigne qui descend directement vers Namur. Une réhabilitation de cette friche industrielle en zone d’habitat relève d’une logique indéniable. Le projet est porté par Monsieur Hublet via la société H.H. INVEST sprl.

Faut-il encore que les futurs habitants ne soient pas mis en danger par les contaminations du sol. Une telle transformation d’usage nécessite des études de sol et un projet d’assainissement.

L’ensemble du volet «sol» a été confié à Antea Group. Nous sommes commencés par caractériser de type et le niveau de contamination du sol. Dans le cas de cette ancienne usine de Risles, les études ont mis en évidence une forte contamination du remblai et des terres naturelles. Le volume total des remblais et des terres naturelles contaminées était supérieur à 40.000 m³.

Construire directement des habitations sur ce type de terrain génèrerait des risques inacceptables pour la santé humaine. Un projet d’assainissement est donc indispensable avant de remettre la demande de permis unique.

Le challenge du projet d’assainissement est de permettre l’implantation d’habitations en toute sécurité pour la santé humaine tout en limitant les coûts d’assainissement. Le projet d’assainissement élaboré s’intègre donc totalement dans le réaménagement du site. Ainsi la méthode d’assainissement retenue, exploite au mieux toutes les infrastructures prévues dans le cadre des nouvelles habitations pour confiner la pollution du sol afin supprimer les risques pour la santé humaine et l’environnement limitant ainsi les coûts spécifiques à l’assainissement.

A la fin de l’assainissement, cette contamination n’engendrera plus aucun risque pour la santé humaine, les plantes invasives seront éradiquées et les faibles coûts de l’assainissement permettent le réaménagement du terrain et redynamisera la vallée du Frizet.

L’intégration des capacités est une solution

Les études de sol, les plans d’assainissement et les éventuelles études d’incidence s’intègrent souvent dans des demandes de permis d’environnement et permis unique. C’est pourquoi un travail combiné des différents spécialistes au sein d’une même équipe représente un avantage.

Le Décret sol

Le nouveau décret sol est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2019. Les sites répertoriés dans la banque de données de l’état des sols (BDES) sont tenus de réaliser une étude d’orientation dans le cadre d’une demande de permis d’environnement.

* cette publication est apparue dans le périodique bimestriel de l’UWE : Dynam!sme